
Pour gagner des positions sur Google, le lien dofollow inséré dans le contenu d'un site web de votre thématique reste le levier SEO décisif ; un nofollow, simple attribut rel du code HTML, apporte surtout visites et notoriété sur le web. Un bon référencement combine les deux, avec une majorité de liens suivis.
- Classement SEO : le lien dofollow transmet la popularité du site web source vers la page visée.
- Trafic et crédibilité : le nofollow, que Google traite depuis 2019 comme une simple indication, envoie des visiteurs et rend le profil plausible.
- Achat : Google demande l'attribut sponsored ou nofollow ; acheter un backlink suivi pour peser sur le classement reste contraire à ses consignes.
Qu'est-ce qu'un lien dofollow en HTML ?
Un lien dofollow désigne un lien hypertexte ordinaire, sans aucun attribut rel qui en limite la portée. Le mot « dofollow » n'existe d'ailleurs pas dans le code HTML : aucun moteur ne lit de balise rel="dofollow", et toute balise a reste suivie par défaut dès qu'elle ne porte ni nofollow, ni sponsored, ni ugc. Dans le code source d'une page, il ressemble simplement à ceci : <a href="https://exemple.fr/page/">texte de l'ancre</a>.
Googlebot, le robot d'exploration de Google, découvre l'URL, peut la suivre jusqu'à la page de destination et en tient compte dans son calcul de popularité. L'ancre de lien, c'est-à-dire le texte cliquable, l'aide à comprendre de quoi parle la page visée. Un lien suivi agit donc sur deux plans à la fois : il fait découvrir une URL au moteur de recherche et il lui transmet un peu de la confiance accordée au site qui le publie, ce que les référenceurs appellent le jus de lien.
Ce transfert n'a rien d'automatique ni d'égal d'une URL à l'autre. Un lien dofollow placé dans le corps d'un article, entouré d'un texte qui traite du même sujet, pèse bien plus qu'un renvoi en pied de page répété sur des milliers d'URL. Le site source compte aussi : un blog visité, avec un trafic organique réel et une ligne éditoriale claire, donne à ses liens une valeur qu'un réseau de sites vides ne peut pas imiter.
Le lien nofollow et ses deux variantes, sponsored et ugc
Un nofollow porte l'attribut rel="nofollow" dans sa balise a. Google l'a introduit en janvier 2005, avec Yahoo et MSN, pour lutter contre le spam dans les commentaires de blog : une URL posée par un inconnu sous un article ne devait plus faire monter un site de casino ou de pharmacie douteuse. Pendant près de quinze ans, cette balise nofollow a fonctionné comme une consigne stricte : le moteur l'ignorait pour le classement.
Le 10 septembre 2019, Google a changé de doctrine et ajouté deux valeurs plus précises. La valeur rel="sponsored" signale un lien payé, une publicité ou un contrat rémunéré. La valeur rel="ugc" (user generated content) désigne les contenus publiés par les utilisateurs, dans un forum ou un espace de commentaires. Ces trois attributs deviennent alors des indications que le moteur peut choisir de prendre en considération ou non, d'abord pour le classement, puis à partir du 1er mars 2020 pour l'exploration et l'indexation.
Dans les faits, un nofollow peut donc parfois transmettre un signal, mais personne en dehors de Google ne sait quand ni dans quelle proportion. Les combinaisons restent possibles, par exemple « nofollow sponsored » sur une annonce payée, pour les moteurs qui ne lisent pas encore la valeur récente. Choisir la bonne valeur sert surtout à décrire honnêtement la nature d'un lien externe.
Dofollow vs nofollow : la différence, critère par critère
La différence entre liens dofollow et nofollow tient moins au trafic qu'à la transmission d'autorité. Le tableau compare les deux types de liens sur les critères qui décident d'une stratégie de netlinking.
| Critère | Lien dofollow | Lien nofollow |
|---|---|---|
| Popularité transmise | Oui, selon la qualité du site source | Faible ou nulle, à la discrétion de Google |
| Exploration par le robot | Systématique | Possible depuis mars 2020 |
| Visites apportées | Identiques, elles dépendent de l'audience | Identiques, elles dépendent de l'audience |
| Risque en excès | Profil artificiel, filtre ou action manuelle | Aucun risque direct |
| Sources habituelles | Articles éditoriaux, presse, blogs thématiques | Réseaux sociaux, forums, commentaires, Wikipédia |
| Effet sur le classement | Direct et durable | Indirect, par la notoriété et les mentions |
Le verdict tient dans la dernière ligne : pour améliorer une position sur une requête concurrentielle, rien ne remplace un lien suivi venu d'un site pertinent. Le nofollow travaille ailleurs, sur la visibilité de la marque et sur la vraisemblance du profil.
Quel impact a un lien dofollow sur le SEO ?
Un lien dofollow agit sur le SEO d'une page parce que l'algorithme de Google repose encore sur l'idée du PageRank : une page citée par des pages fiables mérite plus de confiance. Le moteur ne publie plus de score depuis la fermeture de la barre PageRank en 2016, mais ses documents officiels continuent de présenter les liens comme un des signaux qui aident à juger la pertinence d'une page.
L'impact varie selon quatre facteurs que l'on retrouve dans toute analyse de backlink :
- la thématique du site qui publie, proche ou éloignée de la page visée ;
- l'autorité et le trafic du nom de domaine, mesurés par des indices comme le Trust Flow ou le Domain Rating ;
- l'emplacement : dans le texte, en barre latérale, en pied de page ;
- le texte d'ancrage, descriptif sans être suroptimisé.
Les agences SEO et les équipes de marketing digital passent ces quatre critères en revue pour retenir les sites web d'une campagne de netlinking : un site web visité par de vrais utilisateurs, des contenus soignés et une rubrique proche de la page à pousser. Les outils de recherche de backlinks, comme Ahrefs ou Majestic, affichent ces données pour chaque nom de domaine.
Un lien dofollow réunit rarement les quatre au maximum, et ce n'est pas nécessaire. Un article bien positionné sur un blog spécialisé, avec une ancre naturelle, suffit souvent à faire gagner quelques places sur une requête de longue traîne. Pour une ancre efficace sans sur-optimisation, le détail se trouve dans les conseils pour choisir une ancre de lien sans risque. À l'inverse, une avalanche de liens suivis sur des sites sans visiteurs produit au mieux un effet passager.
Pourquoi utiliser des liens nofollow ?
Les nofollow ont une utilité réelle, côté éditeur web comme côté site cité. Pour un éditeur, la mention protège son propre site : Google demande de qualifier les achats et les contributions de tiers, faute de quoi le site qui les héberge s'expose à une perte de confiance. Un forum, un espace de commentaires ou un annuaire ouvert a donc intérêt à utiliser l'attribut nofollow ou ugc sur ses renvois sortants.
Pour le site qui le reçoit, un nofollow garde trois intérêts :
- Du trafic qualifié : une discussion active sur un forum ou une citation dans un média envoie des visiteurs, quelle que soit la valeur rel.
- Un profil crédible : aucun site réel ne reçoit uniquement des liens suivis, car Wikipédia, les réseaux sociaux et la plupart des plateformes passent leurs sorties en nofollow.
- La notoriété : une marque citée ici et là finit par être recherchée par son nom, ce qui pèse dans sa visibilité en ligne.
Un profil composé à cent pour cent de liens dofollow attire l'attention, surtout sur un site jeune. Les campagnes de black hat se repèrent souvent ainsi : des centaines de liens suivis, des ancres exactes et aucune mention venue des réseaux. Depuis la mise à jour Penguin d'avril 2012, Google sait déclasser ce genre de profil.
Quelle proportion viser selon son site ?
Aucune proportion officielle n'existe, et Google n'a jamais donné de ratio entre liens dofollow et nofollow. La bonne approche consiste à regarder le profil des concurrents qui occupent la première page sur la requête visée : leur répartition indique ce que le moteur juge normal dans la thématique. Trois profils de sites reviennent souvent dans la pratique.
Un site neuf ou un blog en lancement
Un site neuf a besoin de signaux variés avant tout : inscriptions dans des annuaires sérieux, profils sur les réseaux, quelques citations, puis les premiers liens suivis sur des sites de sa thématique. Créer trop vite un volume de liens dofollow sur un nom de domaine sans historique ressemble à une manipulation. Le rythme d'acquisition de liens compte autant que leur nature pendant les premiers mois.
Un site établi qui vise des requêtes concurrentielles
Un site déjà installé, avec un profil de liens naturel, peut concentrer ses efforts sur des liens dofollow éditoriaux. Les nofollow continuent d'arriver d'eux-mêmes, via les réseaux et les citations, et la proportion reste plausible sans effort spécial. L'enjeu devient la qualité de chaque lien externe obtenu : un site pertinent vaut mieux que dix sites généralistes.
Une entreprise locale ou une marque
Pour une entreprise locale, les annuaires, la presse régionale et les fiches professionnelles apportent beaucoup de nofollow, utiles pour la visibilité et la cohérence des informations. Quelques liens suivis venus de sites de la région ou du secteur suffisent ensuite à améliorer le référencement sur les requêtes géographiques.
Comment savoir si un lien est dofollow ou nofollow ?
Vérifier l'attribut d'un lien prend quelques secondes dans un navigateur. Un clic droit sur le lien puis « Inspecter » ouvre le code HTML de la page : la balise a s'affiche avec ses éventuelles mentions. Sans aucune de ces mentions, le robot peut le suivre. Le raccourci Ctrl+U affiche le code source complet, où une recherche sur « nofollow » liste toutes les occurrences.
Plusieurs extensions de navigateur surlignent les liens nofollow d'une page entière, pratique pour auditer un site avant de lui proposer une collaboration. Il faut aussi contrôler deux pièges que l'inspection rapide ne montre pas :
- une balise meta robots
nofollowdans l'en-tête, qui s'applique à tous les liens de la page ; - une URL qui passe par une redirection ou par un script JavaScript, que le robot ne suit pas toujours.
Un lien obtenu se vérifie le jour de la mise en ligne, puis quelques semaines plus tard : une refonte ou un changement de politique éditoriale suffit à le faire basculer. La méthode pour contrôler un backlink après son achat reprend ces étapes une à une, Google Search Console compris.
Dofollow et nofollow dans une campagne de netlinking
Une campagne de netlinking menée par une agence SEO commence par une recherche : quelles requêtes viser, quelles pages pousser, quels sites web retenir. La définition de la cible guide ensuite le type de lien à obtenir. Une page commerciale qui vise une requête concurrentielle a besoin de liens dofollow ; une marque en phase de création gagne d'abord à apparaître dans les médias, les réseaux et les annuaires, où le nofollow domine.
La gestion d'une campagne repose sur trois ressources : un tableur de référence, grâce auquel chaque URL obtenue garde sa date, son ancre et son attribut, une relation durable avec les éditeurs et un contrôle des résultats dans la Search Console. Cette solution technique simple suffit à repérer un lien qui change de nature. Les agences de communication et de marketing digital utilisent également les mentions en nofollow comme levier de notoriété, par exemple au lancement d'un produit ou d'une formation : l'objectif devient alors le trafic et l'expérience des visiteurs, pas le classement. Pour un client, le bon modèle combine une majorité de liens éditoriaux suivis et un volant de mentions qualifiées, chacune liée au sujet de la page de destination.
Les limites de chaque option
Le lien dofollow a ses pièges. Un lien suivi vers un site de mauvaise qualité peut nuire à l'éditeur qui le publie, et un achat sans qualification contrevient aux règles anti-spam de Google, qui listent explicitement l'achat de liens destinés à manipuler le classement. Une ancre exacte répétée sur de nombreux sites constitue un autre signal artificiel classique.
Le nofollow a ses angles morts. Il ne remplace pas un vrai lien éditorial pour sortir d'une deuxième page, et miser sur la seule indication que Google pourrait en tirer revient à parier sur une boîte noire. Les nofollow obtenus en masse dans des commentaires n'apportent ni trafic ni image : ils signalent seulement une prospection paresseuse. Enfin, le maillage interne ne doit jamais passer en nofollow, car cette pratique empêche la popularité de circuler entre les pages du site.
Refonte, liens payés, redirections : six cas qui prêtent à confusion
Un lien nofollow est-il inutile pour le référencement ?
Un nofollow n'est pas inutile : il apporte des visites, de la visibilité et rend le profil crédible. Il pèse simplement beaucoup moins qu'un lien suivi dans le classement, et son effet direct reste incertain.
Un éditeur peut-il passer mon lien en nofollow après coup ?
Un éditeur peut modifier l'attribut d'un lien à tout moment, lors d'une refonte, d'un changement de CMS ou d'une nouvelle politique éditoriale. Un contrôle régulier après la mise en ligne permet de le repérer.
Faut-il refuser un lien marqué sponsored ?
Un lien ainsi qualifié reste un achat correctement déclaré, conforme aux consignes de Google. Il sert la notoriété et le trafic ; pour le classement, il pèse comme un nofollow.
Un lien dofollow dans un commentaire de blog a-t-il de la valeur ?
Un lien dofollow dans un commentaire a une valeur très faible : Google sait reconnaître les zones de commentaires, et la plupart des CMS passent ces URL en nofollow par défaut.
Un lien qui redirige transmet-il sa popularité ?
Une URL redirigée en 301 transmet en principe sa popularité à la page finale, selon Google. Une chaîne de redirections ou un passage par un outil de suivi de clics affaiblit en revanche le signal.
Faut-il ajouter rel="dofollow" à ses liens ?
Ajouter rel="dofollow" ne sert à rien : cette valeur n'existe pas dans la norme HTML et les moteurs l'ignorent. Une balise a sans mention est déjà suivie.
Le blog Link Hunter traite les autres questions de netlinking, du choix d'un site éditeur à la lecture des indices d'autorité.